Opération des ovaires Information aux patients

L'opération en bref

  • Durée de l'hospitalisation : Moins d'une semaine
  • Durée d'intervention : De 1 à 2 heures
  • Anesthésie : Générale
  • Voie d'abord : Coelioscopie ou laparotomie
  • Consignes de sortie : Aucune

Information sur l'opération

appareil gynecologique

Quand cette chirurgie est elle nécessaire ?

Schématiquement une intervention sur les ovaires est nécessaire quand ceux-ci sont porteurs d’un kyste ou d’une tumeur.

La très grande majorité des kystes de l’ovaire sont bénins. Comme par exemple, les kystes dermoïdes ou d’endométriose. Certains sont appelés « border line », c’est à dire qu’ils sont à la frontière entre lésion bénigne et maligne, et impose l’ablation de l’ovaire.

Même en cas de kystes certainement bénins, ce qui est le plus fréquent, l’ablation est souhaitable pour éviter les complications que sont les ruptures ou torsions de l’ovaire..

Quels sont les traitements possibles ?

Hormis certains cas de kystes de l’ovaire fonctionnels susceptibles de disparaître spontanément tous grâce à un traitement médical, dans tous les autres cas seul le traitement chirurgical est possible.

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Comment se déroule l'intervention et ses suites ?

  • Avant l'opération
    • Hospitalisation la veille après-midi.
    • Pas de régime ou de préparation digestive particulière.
    • A jeun à partir de minuit (aucune alimentation, ni boisson ni cigarette).
  • Pendant l'opération
    • Anesthésie générale, la durée approximative de l'intervention est de une à deux heures.
    • Pause d'une sonde urinaire
    • Phase post-opératoire en salle de réveil environ 2 ou 3 heures avant de remonter en chambre
  • Après l'opération
    • La réalimentation est reprise dès le lendemain de l'intervention et il est recommandé de se lever le plus tôt possible.
    • Dans la très grande majorité des cas les suites opératoires sont simples.
    • Aucun régime de sortie particulier.
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    Quelles sont les complications possible d'une intervention ?

    Aucune intervention n’est complètement dénuée de risques !

    Ceux ci sont très rares et en général bien maitrisés mais vous devez connaitre ces éventualités avant de vous décider à vous faire opérer.

    Les complications possibles pendant l'intervention mais toutefois très rares :

  • Blessure des organes proches du site opératoire : essentiellement digestifs (intestin) ou urinaires (uretère, vessie). Leur blessure accidentelle peut être favorisée par la complexité de l’intervention ou des circonstances anatomiques imprévues. Leur reconnaissance immédiate permet en général une réparation sans séquelle.
    Dans de rarissimes cas, une dérivation intestinale temporaire (anus artificiel pendant quelques semaines) peut être nécessaire.
  • Hémorragie : une hémorragie abondante peut survenir, habituellement rapidement jugulée, mais pouvant nécessiter une transfusion sanguine ou de dérivés sanguins. Les complications de ces transfusions, en particulier le risque de transmission de maladies infectieuses type hépatite ou sida, sont devenues exceptionnelles et fait l’objet d’un protocole spécial de suivi.
  • Compression des nerfs ou des parties molles : ces cas sont extrêmement rares et dus à une mauvaise position pendant l’intervention. Les lésions disparaissent en règles spontanément dans les semaines qui suivent et il est très rare que persistent des sensations de fourmillements ou d’engourdissements. Cela s’applique également aux lésions cutanées dues aux désinfectants ou au courant électrique.
  • Les complications possibles après l'intervention et également très rares :

  • Infection : malgré les précautions d’asepsie et les antibiotiques, une infection du site opératoire peut survenir, en général facilement maitrisée.
  • Hémorragies secondaires très rares mais pouvant imposer une ré-intervention, voire une transfusion.
  • Une occlusion intestinale est possible dans les suites de toute intervention abdominale et peut nécessiter une ré-intervention, s’il existe une adhérence ou une torsion de l’intestin sur lui-même.
  • Complications générales comme une phlébite, voire une embolie pulmonaire là aussi extrêmement rares en raison de la prévention systématique qui est réalisée.
  • Fistules, communication anormale entre deux organes. Elles sont exceptionnelles, mais nécessitent en général un geste opératoire complémentaire.
  • A noter qu' long terme une récidive des kystes est possible en fonction de leur nature.
    De même, en cas de lésion maligne, le pronostic est variable en fonction de multiples facteurs qui seront discutés avec l’équipe, qui vous aura pris en charge au plan médico-chirurgical.

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    Editée le 29 juillet 2015, textes du Dr Patrick Guillermet